Ce weekend, une Tortue caouanne (Caretta caretta) s’est échouée sur Blainville sur Mer (Manche, Nord Cotentin) Elle a été prise en charge par le SMEL. Il s’agit d’un jeune spécimen de 30cm d’envergure et d’environ 2 kilos.
Cette espèce de tortue marine trouve dans nos eaux françaises – et normandes – de quoi se nourrir. Elle transite par nos eaux métropolitaines sur leur chemin de migration. En France, Les tortues marines sont protégées. D’ailleurs la tortue Caouanne a un statut de conservation classé Vulnérable !
Engagé pour la protection de la Faune Marine, j’ai été contacté par l’Observatoire de la Rochelle pour rapatrier cette Tortue vers le centre de Soin de la Rochelle.
En effet, je fais parti du Réseau Tortues Marines, ce qui va de pair avec la protection des mammifères Marins de la Baie du Mont Saint-Michel. J’ai donc participé au transit de l’animal vers le Centre de Soins.
Mais pour tout avouer, ce type d’intervention est vraiment rare !
Le Centre d’Etudes et de Soins pour les Tortues Marines est basé à l’Aquarium La Rochelle. Il assure le rôle d’Observatoire pour les tortues marines. Il agit sur l’ensemble de la façade Manche-Atlantique soit 4159 km de linéaire côtier.
En fait, Il coordonne le Réseau Tortues Marines Atlantique Est dans le cadre du programme scientifique « Observatoire des tortues marines : réseaux d’échouage, de sauvetage et d’observation de tortues marines de France ». Le projet est piloté par le MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle).
Plus d’une centaine de bénévoles répartis le long de la côte, compose le réseau, depuis la frontière espagnole jusqu’à la frontière belge. Le Centre forme chacun des membres du Réseau à collecter des données standardisées sur les tortues marines.
Le Groupe Tortue Marine France est ouvert à tous les acteurs de la recherche et de la conservation des Tortues marines en France. Il regroupe plus de 375 membres impliqués dans la conservation des Tortues marines. En effet, on y voit se croiser des institutions scientifiques, des experts, des associations de protection de la nature, des réseaux d’observateurs, les aquariums et centres de soins.
Pour intervenir sur une tortue marine, chaque correspondant des réseaux doit, être titulaire d’une dérogation d’intervention sur espèce protégée délivrée par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).